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Zabel Gingerfur

/// A propos... ///

Zabel Charrié est une plasticienne qui vit et travaille à Toulouse.

Elle a longtemps exercé comme professionnelle du graphisme et de la communication.

Son travail plastique, développé en parallèle, était alors illustratif et très influencé par l'iconographie des subcultures dans lesquelles elle évoluait. 

Avec le temps, son désir de voir entrer en résonance ses réflexions et son approche sensible - en somme, sa façon d’être au monde - avec sa pratique artistique, s’est fait de plus en plus vif. Ce qui l’a conduite à reprendre ses études en arts plastiques en 2017.

Ce désir d'expression est d'autant plus vivace que cette façon d'être au monde s'est trouvée modifiée, altérée par un accident qui la contraint aujourd'hui à vivre avec des troubles de proprioception. 

 

Depuis 2020, Zabel Charrié s’intéresse en particulier, tant au niveau théorique qu’au niveau plastique, aux notions d’identité et de corporéité, dans toutes leurs dimensions ( intime, psychologique, organique, sociétale, sociale, politique, symbolique, historique…). 

Elle explore les sphères du corps physique, du corps psychique et leurs imbrications :  le rapport corps-psyché.

Ce qui ne l’empêche pas d’aller explorer d’autres sphères, pour peu qu'elle pense avoir quelque chose à y apprendre, à y apporter ou à en dire.

Formation :

  • Licence d'Arts Plastiques

  • DUT de Communication

  • Titulaire du concours territorial d'assistant spécialisé d'enseignement artistique en Arts Plastiques

  • Intervenante bénévole au sein de l’association Art Explora

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​"L’identité, la vie psychique, l’incarnation, le temps, sont des thèmes omniprésents dans le travail de Zabel Charrié.

 

Concernant les mediums utilisés, on note la combinaison de techniques et matières antagonistes (dessins graphite et numérique, brou de noix, eau de javel, papier à poncer…) qui pour certaines caressent et pour d’autres malmènent ce support fragile qui a sa faveur, le papier.

 

Les œuvres de la série Macro Climat/ Micro incendies explorent la brûlure et le passage du feu. Cependant, si le visuel de la combustion est frontal dans l’œuvre il éclaire en réalité nos perpétuelles mutations presque invisibles à l’œil nu…Presque, car elles sont bien là.

La trace de la flamme sur le support est le révélateur, l’aveu du processus de transformation. Au-delà du décorum derrière lequel les humains se cachent elle devient la marque déposée d’un ébranlement intérieur.

 

Ces personnages et paysages brûlés, noircis par la flamme, tentent de toute leur force de conserver leur entièreté derrière la brûlure. Ils s’accrochent à une posture. Leurs contours se veulent nets même si des strates d’eux sont parties en fumée.

Les flammes de l’existence nous lèchent afin que nous vivions ce que nous avons à vivre, ce qui nous consume, nous fait vibrer, nous détruit ou nous élève. Désir ardent, feu sacré et destruction à petit feu, les expressions les plus catégoriquement positives et négatives de nos existences sont enflammées.

Dans notre dite « réalité », les concepts de fragilité et d’impermanence créent le trouble. Parfois, en nous, se produit la profonde prise de conscience du caractère illusoire de notre perception, de l’instabilité de la nature, de notre nature.

De cette révélation résulte une sage lucidité où plus rien n’est figé. Tout agit, se synchronise, se désagrège et renaît de ses cendres.

Du travail plastique de Zabel Charrié jaillit l’urgence à sortir du factice. Pas de fatalité mais une fragilité assumée pour la résurgence de la vie au-delà de la forme. Elle nous livre une création délicate et éprouvée, un sas à la souffrance, la matérialisation d’une nouvelle perspective d’où se dégage une singulière mélancolie dénuée de misérabilisme.

La brûlure comme métaphore de la vie même, du chemin vers Soi, de l’ensemble de ces subtiles et multiples métamorphoses que nous traversons tous.

Zabel Charrié incarne dans ses œuvres sa nature intrinsèque d’Être-Humaine en permanent devenir, et donc, en impermanence perpétuelle."

 

 

                                                                                        Marie SEGARRA

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